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Auprès de la Porte Notre-Dame

La grande porte du village médiéval, dite Porte Saint-Antoine, avait été détruite dans la seconde moitié du XIXe s. pour aérer et ouvrir la vieille place du village en direction des nouveaux faubourgs de La Calade et du Jeu de ballon.
On conserva fort heureusement la seconde porte, dite Porte Notre-Dame, qui flanquait la grande enceinte du XIVe s. au nord-ouest de l’agglomération.
Familles et voisins se font symboliquement photographier auprès de ce grand porche dès les premières années du XXe s.
A partir des années 1930-1940, les cartes deviennent moins animées. On photographie désormais le monument pour lui-même jusque dans le courant des années 1970, moment charnière qui voit progressivement l’envahissement des anciens espaces publics et des lieux de sociabilité par le stationnement automobile.

Il s’agit sans doute ici de l’un des plus anciens clichés de la porte que l’on peut situer vers les années 1900-1905. La rue bombée a encore l’aspect rudimentaire qu’elle devait avoir sous l’ancien régime. Une famille discrète pose en arrière plan. (Collection P. Barral)


Un petit groupe pose là encore discrètement à l’arrière de la porte. Le photographe a cadré de manière rendre visible la tour du clocher dans l’axe du passage. (Collection P. Barral)


Un groupe d’enfants a été rassemblé pour l’occasion au premier plan. Des habitants du quartier se tiennent en arrière plan. La carte a voyagé en 1911. Elle fut envoyée le 20 aout par un réserviste en manoeuvre dans le secteur. Celui-ci s’y plaint en ces termes "le village n’est rien qu’un trou où l’eau [nous] fait défaut". Le problème de l’eau était en effet récurrent dans la plupart des villages héraultais et s’ajoutait à l’inconfort des logements (Collection L. Schneider)


L’une des premières cartes qui cadre la porte dans son intégralité. Avant 1918. (Collection L. Schneider)


La guerre est passée..., nous sommes peu avant 1923. L’épicerie de la rue des Capitouls a été déplacée. Les habitants du quartier, les hommes surtout, posent avec une certaine nonchalance. (Collection L. Schneider)


Le lierre a poussé, la rue et les trottoirs ont été refaits mais on ne pose plus devant le photographe... Carte datant de la fin des années 1930 ou des années 1940 (Collection L.Schneider)


Tandis que lierre poursuit son développement, la porte devient progressivement le sujet unique de la carte. Elle est ici photographiée pour la première fois avec sa muraille. Cliché des années 1940.
(Collection L. Schneider)


Sans doute l’une des dernières cartes postales du monument datant des années 1970. Le photographe est revenu à une tradition de cadrage conventionnel qui permet d’obtenir la tour du clocher dans l’axe de la rue. Derrière la torpeur estivale que voudrait transmettre la carte, l’envahissement des voitures se pressent. (Collection L. Schneider)